Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Mai

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Rechercher

Référencement

Compteur

Depuis le 08-09-2006 :
48780 visiteurs
Depuis le début du mois :
1454 visiteurs
Billets :
23 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

1 à 1, balle au centre | 03 mai 2007

Le fameux débat d'entre les deux tours a eu lieu.

Une parenthèse pour dire que je n'ai pas souvenance d'autant de ferveur par le passé autour d'une campagne électorale. Certes, il y avait un match de foot paraît-il important, il y avait aussi La Nouvelle Star qui évacuait l'un des derniers noirs tout en gardant un fifils à maman qui ne sait pas chanter. Mais cela n'explique pas qu'à partir de 21h, les rues, les cafés et les restaurants se soient à ce point vidés en cette belle soirée de mai.

C'est bien le débat entre les deux candidats au 2e tour de l'élection présidentielle qui créa cet intérêt largement partagé.

Avant ce débat, un autre eu lieu entre la deuxième et le troisième, débat de haute tenue, qui porte en lui les espoirs d'une rénovation profonde de la vie politique en France. D'une part parce qu'il ouvre le dialogue d'une gauche sociale-démocrate assumée et de la démocratie chrétienne au plan national, imitant ainsi ce qui se fait depuis longtemps au plan local, notamment dans les bastions socialistes où le socialisme a conquis du terrain contre les communistes, sous le regard bienveillant des chrétiens démocrates (je pense aux terres ouvrières du Nord de la France). D'autre part, parce que ce débat revient à dire aux électeurs de François Bayrou qu'ils existent, que les propositions auxquelles ils ont adhéré ne sont pas mortes ou que les raisons pour lesquelles ils ont voté ainsi ne seront pas oubliées. Belle démonstration de démocratie !

Revenons au débat d'hier soir. Tout a été dit : débat musclé, d'un intérêt de prime abord limité en dehors de la confrontation des personnalités, une Ségolène crispée en début d'émission, retranchée dans sa dialectique, aphone face aux petites phrases de l'adversaire. Et puis un réveil salutaire à la faveur des questions de société et d'environnement. Elle était volontiers agressive, pugnace. Face à elle, Nicolas un peu trop sûr de lui en début d'émission a tenté de résister avec un calme apparent aux attaques de son adversaire, jouant avec une hypocrisie à nul autre pareil la sagesse de l'homme bon. Elle sur la stratégie de l'homme du bilan catastrophique et du populiste autoritaire, lui sur la stratégie de la dénonciation détournée de l'incompétence et de l'incohérence.

Sur le fond, c'était toutefois plus riche que d'apparence. Hier, il s'agit bien de deux projets de société, deux projets politiques radicalement différents, voire opposés dont il était question. Et cela, je l'espère, n'aura échappé à personne, sinon cette élection n'aura pas été la marche refondatrice que l'on attend.

Publié par Archignac à 17:26:37 dans Au pays de Candy | Commentaires (4) |